De l’accumulation compulsive au minimalisme

Ce sera un article un peu plus personnel aujourd’hui puisque je vais vous parler de mon voyage de l’accumulation compulsive au minimalisme.

Car oui, c’est un vrai voyage ! Un périple même ! Presqu’aussi rude qu’un voyage en Terre de Mordor pour aller détruire l’anneau !

Bon, j’exagère un peu. Quoique…

De l'accumulation compulsive au minimalisme

C’était normal

Faut quand même que je vous peigne le contexte. Quand j’ai grandis, nous avions beaucoup d’affaires à la maison. BEAUCOUP. Non, non, plus que ça. Encore plus ! Mettez-en encore un peu ! Voiiiilà !

Je veux dire, il y en avait PARTOUT ! Surtout des vêtements, mais aussi des livres, du matériel scolaire, du bordel quoi !

Maman, si tu me lis, il doit y avoir Nikita à la télé, tu veux pas aller regarder ? Non ? Tu sais que je t’aime, hein ? J‘espère que tu ne m’en voudras pas ! Mais, je te rassure, tu n’es pas la seule ! 

Il y a plusieurs noms pour ça : accumulation compulsive, syllogomanie, thésaurisation pathologique, syndrome de Diogène, collectionnisme, etc.

De l'accumulation compulsive au minimalisme

Quand on était petits, c’était comme ça, et c’était normal. Surtout que chez les voisins avec qui on jouait, c’était pareil ! Après, on a grandit et le cercle d’amis s’est élargit, et on a compris que c’était pas partout pareil. Je me suis toujours demandée comment les autres nous voyaient : pour nous le bordel faisait partie de nos vies, mais on savait aussi que c’était pas le cas chez tout le monde.

Aujourd’hui

Est-ce que j’en ai souffert ? Je sais pas trop. Je ne pense pas. Par contre, en grandissant, je sais que je ne voulais pas que ça soit comme ça chez moi. Et j’ai fait en sorte que ça ne soit pas comme ça. Une volonté de ne pas reproduire la même chose.

Je me souviens d’une fois où ma mère est venue chez moi (elle avait les clés et je n’étais pas présente). Quand je suis arrivée plus tard, elle m’a dit “Tu sais, j’ai eu peur en arrivant, j’ai cru que tu avais déménagé.

Les meubles étaient toujours là ! Juste c’était rangé

J’avoue que je pense tenir un peu de ma mère sur les bords. Mais je lutte. Je lutte GRAVE ! Franchement, qui a besoin de deux appareils à raclette ? De 8 poêles ? Ou bien de 3 chats ? Euh non, pardon, ça c’est pas la même chose…

Et oui, là je parle de moi, vous l’aurez compris… Je suis célibataire et j’ai 8 poêles… 8… HUIT ! Nan, mais sérieux, vous comprenez quand je vous dis que je lutte ? Et je vous parle pas du reste !

Voir la vérité en face

Maintenant que j’y pense, j’ai toujours traîné une partie de ça. Je me souviens que dans ma chambre d’étudiante, qui était rangée, il y avait toujours un petit tas de bordel, trois fois rien, qui traînait au pied de mon bureau, et, étonnamment, je ne le rangeais pas. Comme si j’avais besoin qu’il soit là, pour me rassurer.

Et aujourd’hui, je suis obligée d’avouer que c’est toujours un peu pareil. Même si mon appartement est rangé de manière générale, il y a toujours un tas de bordel quelque part, que je ne range pas. Comme si je me disais que si je rangeais ce tas de bordel, je n’aurais plus rien à faire, je serais inutile. Je ne sais pas. #Psychoà2balles

Au delà de ça, faut aussi dire que, de manière générale, on accumule à une vitesse fulgurante ! Celles et ceux qui ont déménagé récemment ne pourront qu’approuver ! Nous avons un bordel juste hallucinant ! C’est fou comme notre société nous conditionne à consommer, à acheter, toujours plus. Et on le fait ! Pourquoi ? Pour la simple raison qu’on le peut !

Le problème est que nous ne nous définissons pas par les choses que nous avons.

Minimalisme

Et un jour, je suis tombée sur le podcast de “The Minimalists“. Et ça a été comme une révélation. Leur propos faisaient tellement de sens à mes oreilles ! Et quand je regardais autour de moi : “OH. MY. GOD !

Je vous vois venir avec vos gros sabots et vous allez me traiter d’extrémiste ! Pas si vite ! Je sais ce que vous vous imaginez. Je ne le sais que trop bien parce que je l’ai imaginé aussi : une table, une chaise, une tasse, pas de décoration, pas de fantaisie, pas de personnalité.

De l'accumulation compulsive au minimalisme

Et bien, j’avais tout faux.

Le principe du minimalisme est de ne garder que ce qui fait vraiment du sens à sa vie. C’est un outil qui vous permet d’être plus libre : moins d’attache aux choses, moins peur de les perdre ou de les casser, moins de soucis, moins de culpabilité, etc.

Cela ne veut pas dire qu’il faille vivre comme un ermite. Au contraire, cette définition s’adapte à chacun d’entre nous. Si vivre comme un ermite donne du sens à votre vie, alors OK. Cependant, si votre collection de 8 poêles donne du sens à votre vie parce que vous cuisinez beaucoup et vous ne vous voyez pas vivre sans elles, alors OK.

Bonheur

Pour ma part, cela veut dire partir à la recherche du bonheur en possédant moins, car ce ne sont pas les choses qui me rendront heureuse, au contraire.

Love people and use things. Because the opposite never works. – The minimalists.

Sérieux, virons ces trucs que nous n’utilisons qu’une fois par an ! Ça prend de la place, autant dans notre cuisine et nos placards que dans nos têtes ! Oui oui, dans nos têtes ! Vous croyez que je ne sais pas ? Cette sorbetière que j’ai acheté et qui est dans le placard. Je ne la vois pas, mais combien de fois je me suis dit que peut-être, je pourrais faire de la glace, vous savez, juste histoire de l’utiliser ? Que celui qui n’a jamais fait ça me jette la première pierre ! Arrêtez de mentir, je vais vous la renvoyer aussi sec la pierre ! Même si je ne sais pas viser !

Votre ‘chez vous’ est un lieu de vie, de création de moments, pas un endroit de stockage !

On a tous entendu “Problème identifié, à moitié résolu”. Et ben c’est pas parce qu’on réalise le bordel dans lequel on est qu’on est tiré d’affaire. J’avais trouvé l’anneau, je voyais le chemin devant moi, le voyage, l’expédition en Terres de Mordor !

De la théorie à la pratique

Bah oui, il faut bien commencer quelque part, mais où ?

J’ai utilisé mon Bullet Journal et créé une page spéciale pour un challenge digne de ce nom (un papier et un stylo, ça marche aussi, hein ?). Et j’ai recensé tout ce que je devais trier d’urgence ! Pièce par pièce :

  • chambre (vêtements, bijoux, foulards, maquillage, ceintures, …),
  • salon (DVDs, couvertures, jeux de société, prises, bougies et photophores, …),
  • cuisine (poêles, casseroles, ustensiles, vaisselle, …),
  • salle de bain (médicaments, cosmétiques, …),
  • bureau (matériel informatique, câbles, livres, …),
  • vie digitale (contact Facebook, instagram, médias, photos, apps, …).

Faut que je vous donne des exemples ? C’est parti. La machine à café alors que je ne bois pas de café ? La sorbetière que je n’ai utilisé qu’une seule fois ? Les vêtements que j’ai donné qui avaient encore l’étiquette du magasin ?

Vous savez très bien de quoi je parle !

Je vous parlerai plus en détail dans un prochain article des différentes étapes de mon Minimalisme Challenge, mais je vous parlerai aussi de pas mal de petits trucs et des méthodes à utiliser pour vous aider, comme ça m’a aidé.

En attendant, vous vous situez ou, vous ? Plutôt accumulation compulsive ou minimalisme ?

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